"Here is my secret. It is very simple: It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.."- Antoine de Saint Exupéry

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Dvorak – Rusalka – Song to the Moon



Czech Lyrics
Mesiku na nebi hlubokem
Svetlo tve daleko vidi,
Po svete bloudis sirokem,
Divas se v pribytky lidi.
Mesicku, postuj chvili
reckni mi, kde je muj mily
Rekni mu, stribmy mesicku,
me ze jej objima rame,
aby si alespon chvilicku
vzpomenul ve sneni na mne.
Zasvet mu do daleka,
rekni mu, rekni m kdo tu nan ceka!
O mneli duse lidska sni,
at’se tou vzpominkou vzbudi!
Mesicku, nezhasni, nezhasni!

English Translation
Moon, high and deep in the sky
Your light sees far,
You travel around the wide world,
and see into people’s homes.
Moon, stand still a while
and tell me where is my dear.
Tell him, silvery moon,
that I am embracing him.
For at least momentarily
let him recall of dreaming of me.
Illuminate him far away,
and tell him, tell him who is waiting for him!
If his human soul is in fact dreaming of me,
may the memory awaken him!
Moonlight, don’t disappear, disappear!


Claire de lune


Moon / Lune

And this moon shines upon us
like the stars, distant, cold,
like the fate that has no taste,
like the kismet that has no colour,
like the infinite desert around us,
unnamed desert …
This implacable moon
this distant moon
shines above us two
and the only thing left to do
is to keep us warm at the fire
our only fire,
burning in our hearts merged.

Et cette lune brille sur nous
comme les étoiles, distante, froide,
comme le destin qui n’a pas de goût,
comme le sort qui n’a pas de couleur,
comme le desert infini autour de nous,
desert sans nom…
Cette lune implacable,
cette lune lointaine
brille au-dessus des nous deux
et la seule chose qui nous reste à faire
est de nous réchauffer au feu
notre seul feu,
ardent dans notre coeur fusionnee.


bitter moon

my love
critically crashed from
burning heaven

bitter blue eyed moon
over my brittle soul
you were


Viens lentement t’asseoir , Emile Verhaeren

Viens lentement t’asseoir
Près du parterre dont le soir
Ferme les fleurs de tranquille lumière,
Laisse filtrer la grande nuit en toi:
Nous sommes trop heureux pour que sa mer d’effroi
Trouble notre prière.

Là-haut, le pur cristal des étoiles s’éclaire:
Voici le firmament plus net et translucide
Qu’un étang bleu ou qu’un vitrail d’abside;
Et puis voici le ciel qui regarde à travers.

Les mille voix de l’énorme mystère
Parlent autour de toi,
Les mille lois de la nature entière
Bougent autour de toi,
Les arcs d’argent de l’invisible
Prennent ton âme et sa ferveur pour cible.
Mais tu n’as peur, oh ! simple coeur,
Mais tu n’as peur, puisque ta foi
Est que toute la terre collabore
A cet amour que fit éclore
La vie et son mystère en toi.

Joins donc les mains tranquillement
Et doucement adore ;
Un grand conseil de pureté
Flotte, comme une étrange aurore,
Sous les minuits du firmament.

Les heures claires (1896)